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Paradiso e povertà, de Federico Rampini

La rage de la nature a détruit les paradis de ceux qui vivent du bien-être de nos vacances. Le bilan des morts et disparus est monstrueux et à présent que les touristes survivants ont retrouvé leur confort, leur sécurité, leurs maisons, leurs emplois et leurs écoles, et peuvent donc se remettre de leurs frayeurs et de leurs émotions, à l'abri des éléments, des milliers de sans-abri, de sans-emploi, de sans-famille, vont mettre des années à panser leurs blessures physiques et psychologiques.

Dans un intelligent éditionial paru dans le journal progressiste italien "La Repubblica", le journaliste Federico RAMPINI, tente de faire le point sur les paradis pauvres, merveilles exotiques accessibles grâces aux charters et autres tour operators. Il ne s'afit pas ici de témoigner un mépris quelconque à l'égard des touristes mais d'une nécessaire et réelle réflexion sur la réalité.



Cette hécatombe au coeur même du tourisme de luxe mondial a exposé une contradiction stridente. Boeing 747 et Club-Med ont aboli les distances, pourtant les distances entre le luxe des infrastructures touristiques et les infrastructures de sécurité et prévention sont bien là; entre les secours réservés aux clients des hôtels 5 étoiles et une population en attente de secours dans l'archipel au coeur de l'océan, il y a un monde.



Le scientifique Waverley Person, du centre US Geological Survey, a déclaré que la majorité des personnes auraient pu être sauvées si les régions sinistrées avaient eu un système de mesure des vagues et d'alerte sur l'arrivée des tsunamis. Quelques minutes auraient suffi à vider les plages et fuir vers l'intérieur et, de là, sauver des milliers de vies humaines.



Il est assez déconcertant de penser à toute la technologie moderne dans les îles les plus importantes comme Phuket, les Maldives, Sri Lanka (gsm, ordinateurs avec connections internet) qui fonctionnait si bien dans le luxe de leurs plages pour que les hommes d'affaires - tout en se reposant - puissent connecter leur lap top; pourtant aucun des progrès techniques n'a servi a mettre en place le nécessaire à la sécurité et la protection de la vie humaine. On met en place une infrastructure luxueuse pour le bien-être des vacanciers, mais les populations locales vivent non seulement au seuil de la misère, mais au bord même du danger. Personne ne nie le droit aux vacances et au tourisme exotique, mais il est temps de penser à autre chose aussi.



Souhaitons que la modernité du business des vacances, tellement efficace à transporter des milliers de touristes colonisant les plages de sable doré, puisse enfin mettre son efficacité au service des populations locales.



L'article peut se retrouver sur le site www.repubblica.it/indici/esteri/esteri.htm

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