Le 28 novembre 1789, le docteur Joseph Guillotin et le chirurgien Antoine Louis présentent une machine destinée à la décapitation des condamnés. Inspirée d'un dispositif déjà connu en Italie, elle assure selon ses promoteurs une mort sans souffrance...
... à la différence de la pendaison, de la décapitation à la hache ou à l'épée, de la roue ou, pire, de l'écartèlement.
Selon le docteur Guillotin, député du Tiers Etat de Paris à l'Assemblée constituante, elle doit aussi introduire l'égalité de tous les citoyens face à la peine capitale. «Les délits du même genre seront punis par le même genre de peine, quels que soient le rang et l'état du coupable», écrit-il dans un projet de loi.
Le 6 octobre 1791, une loi édicte que «tout condamné à mort aura la tête tranchée». Dans la foulée, l'Assemblée législative demande au docteur Guillotin et au chirurgien Louis d'améliorer la machine à couper les têtes.
Antoine Louis remplace le couperet en forme de croissant par un couperet en forme de trapèze. L'idée lui serait venue du roi Louis XVI, habile serrurier de son état. Un voleur de grand chemin en fera les frais pour la première fois le 25 avril 1792.
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Pendant la Grande Terreur, en 1793 et 1794, près de 20.000 innocents auront aussi à la connaître.
Baptisée «guillotine» (de préférence à «louisette» ou «louison»!), la machine sera surnommée «La Veuve» dans l'argot des rues. Elle recueillera en France un vif succès jusqu'au 10 septembre 1977, date de la dernière exécution.
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Herodote