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Les Mystères, rites secrets en Rome et Grèce antiques

Dionysos, Demeter, Isis, Mithra, noms évocateurs de rites nocturnes initiatiques et pratiques orgiaques, de danses et musiques menant à l’extase. Pour la première fois, une exposition raconte en 70 œuvres peintes les cultes mythiques des Mystères de l’Antiquité.

Le poète visionnaire Homère les chanta, le pragmatique Aristote les méprisait, parlant d’expériences dont on ne pouvait rien apprendre, par contre l’écrivain Apulée s’en divertit beaucoup et expérimenta tous les rites initiatiques. L’historien Hérodote établit une documentation sur toutes les cérémonies orgiaques, Aristophane se moqua des pratiques de jeûne et de chasteté, quant au dramaturge Euripide il en célèbra la mystique.



Les hommes politiques s’y intéressaient aussi : César les tolérait, mais Auguste en interdit la cérémonie dans les temples. Sylla, Ciceron, Marc Antoine en étaient de vrais admirateurs et les empereurs Claude et Caligula voulurent en faire des cultes officiels. A la Cour des Medicis, les neoplatoniciens Marsilio Ficino, Pic de la Mirandole, Angelo Poliziano en faisant grand étalage.

Mozart de son côté les a célébré dans son merveilleux opéra « La Flûte enchantée.



Ce sont les « Mystères » de l’Antiquité, phénomènes d’ésotérisme, alternative aux cultes officiels, qui furent célébrés en grand secret la nuit, car passibles de la peine de mort et de confiscation des biens, pratiqués sans distinction sociale ou de sexe ; ce sont des expériences d’excitation mystique afin de se rapprocher du divin, dilemme atavique de l’homme sur le sens de la vie et l’espoir d’être sauvé pour l’éternité. Les cultes proliférèrent d’Homère à la fin de l’Empire romain, franchissant les limites des « poleis » grecques pour séduire de plus en plus d’adeptes dans une dimension œcuménique.



Pour la première fois, ils sont racontés en 70 œuvres, reprises sous le titre « Le rite secret. Mystères en Grèce et à Rome », c’est le majestueux Colisée romain qui les héberge jusqu’à la fin de l’année.



L’exposition se veut documentaire, patrimoine d’une Antiquité liée aux émotions et à l’expérience de la divinité, la construction des cérémonies et rituels, danses et cortèges. Les œuvres rassemblées viennent exclusivement de musées du centre et du sud de l’Italie, défilé de statues, idoles, têtes et bustes, fragments de cratères, fresques, bas-reliefs, autels, vases sacrés, bref une immense variété d’objets fabriqués en Grèce, où les artistes excellaient à dessiner les « Mystères » et leurs secrets ; les artistes grecs ont beaucoup dépeints les rites d’Orphée et dyonisiaques, principaux éléments des Mystères d’Eleusis, ainsi que des scènes d’oracles.



Ces œuvres artistiques et archéologiques superbes sont accompagnées d’un support audio-visuel original : un tapis de sons et langues antiques, des voix « off » lisant des textes antiques, des projections video sur les « Mystères » ; toute cette scénographie est en totale harmonie avec les objets exposés.



Suite de l'article fort intéressant de Laura Larcan sur le site www.repubblica-arte.it

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