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Touristes, partez vous aussi à la recherche du Code Da Vinci

Comme Robert Langdon et Sophie Neveu, depuis la sortie du livre de Dan Brown, de faire partie du DA VINCI CODE TOUR. Avec cependant une petite obligation : il vaut mieux laisser la réalité au vestiaire car sinon votre plaisir risque d’en être gâté ; la réalité est la pire ennemie de la quête qui mène les touristes de Paris à Londres.

Il est amusant au Louvres d’observer les touristes totalement « davincicodés » déçus lorsqu’ils découvrent la réalité qui ne correspond guère à l’imaginaire du roman.



Sous la pyramide il faut veiller à ne pas tomber en descendant l’escalier à spirale alors que l’on tente de compter les losanges qui ô surprise ne sont pas au nombre de 666, mais bien de 675 !



Comme Langdon et Neveu, on s’échappe vers la rue de Rivoli, la Concorde et les Champs-Elysées, en constatant au passage que comme par hasard le Paris de Dan Brown ne tient pas compte des sens interdits.



Au métro sous la célèbre place à l’obélisque des crois de Templiers ont été dessinées sur le quai. Par contre, trouver la banque « Zurichoise de dépôt » où se trouve le cryptex s’avère nettement plus ardu ! Certains perfectionnistes pousseront une pointe vers la gare St-Lazare où les héros hésitent à s’enfuir vers le Nord ; forcément ! la gare du Nord serait nettement plus indiquée.



A St-Sulpice ont peut un instant se mettre dans la peau de Silas, il vaut cependant mieux s’y faire discret car le curé est exaspéré par les touristes agglutinés autour de l’obélisque surmonté d’un globe doré.



Plus délicat encore : entrer au Ritz, mais les auteurs de l’article ont pu vérifier, les peignoirs de bain sont bien de couleur pêche avec le nom du palace brodé. Pour seulement ( !) 670 Euros, on peut l’emporter dans un package comprenant une nuit dans la chambre 512, avec petit déjeuner américain et version illustrée du Da Vinci Code.



Le jeu de piste ne s’arrête pourtant pas là. A 35 minutes de Paris, le Château de la Villette dans le Vas d’Oise attend les visiteurs quoique le propriétaire – qui habite les lieux – ressent désormais la déferlante des touristes comme une intrusion et il est devenu draconien dans le choix des touristes qui sont triés sur le volet.



Toutefois, pour 4000 Euros il est possible de passer 5 nuits dans cette honorable demeure, avec petit déjeuner au Ritz, goüter aux Deux Magots ou dîner chez Lipp. Extras culturels possibles : visite des maisons de Monet et Van Gogh. Et enfin, il ne faut pas oublier le Château du Clos-Lucé à Amboise, non repris dans le bouquin mais qui fut l’ultime demeure du grand artiste.



Ensuite, direction l’Eurostar qui emporte tout ce beau monde vers Londres.



Grâce à Dan Brown et Ron Howard, l’Eurostar se paie désormais le luxe de la publicité des USA à la Chine (avec un budget de 10 millions d’Euros) ; l’Eurostar organise également une campagne intitulée « THE QUEST », un jeu destiné aux meilleurs cryptographes ; 5 finalistes devront venir à bout de toutes les énigmes et celui qui les aura toutes découvertes sera l’heureux gagnant de 200.000 Euros d’achat tant à Paris qu’à Londres, ainsi que de séjours au Ritz et au Claridge de Londres durant 5 ans, sans oublier l’Eurostar à vie !



Revenons à nos moutons, et à Londres.



A Victoria Station un tour operator londonien prend la relève. A ST-James Park il vous rappelle que c’est là que Rémy, le domestique de Sir Teabing » a été assassiné. Puis direction Abbaye de Westminster où, enfin !, l’atmosphère particulière de l’endroit permet à la magie de s’opérer. La tombe d’Isaac Newton sera peut-être accessible ce jour-là, mais pas sûr ; ensuite course folle folle folle autour du cloître pour arriver au jardin … qui n’est quasi jamais ouvert au public.

Peut-être qu’en insistant ????????



Où la quête aboutit-elle ? A la petite église à côté de laquelle on serait passé sans le « Code ». Temple Church est une adorable église ronde, bâtie par les Templiers au 12ème siècle, avec têtes de diables et gisants de chevaliers, abîmés par le temps. C’est là qu’est réellement concentrée toute l’ambiance du livre.



Adapté d’un article de Charline Vanhoenacker dans le quotidien Le Soir du 17 mais 2006.



Si cela vous tente :


Ce sont vos adresses s’il vous prend l’envie de dépenser beaucoup de sous pour jouer aux « Touristes du Code Da Vinci » , mais ne vous plaignez pas si votre rêve ne correspond pas à la réalité !

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